La fièvre du jeudi soir

Vendredi 6 mars 2009

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Malheureusement, le titre n‘évoque aucunement les folles soirées privées qui sont censées se dérouler le soir à Palexpo (argument de choc des anciennes hôtesses donné aux nouvelles pour garder un moral de béton durant le Salon). Et non, la fièvre reste bêtement une fièvre classique, sans paillettes et sans maquillage, avec bouillotte et thé camomille.

Je me disais bien mercredi, pendant la seconde journée de presse, que je sentais ma chemise coller à ma peau de manière plus désagréable que la veille. Je me disais aussi que dormir pendant la pause café était un signe d‘une anormalité sous-jacente. Ou encore que les mots me venaient moins rapidement pour répndre in english à l‘anglais surnommé James Bond à cause de son ticket de garderobe (007). Mais ce qui m‘a définitivement convaincue du bizarre de la chose, fut la présence d‘Arnold Schwarzenegger sur mon stand. En effet, en temps normal, je me serais empressée de me mêler à la foule de journalistes autour de lui, histoire de dire aux copines (et surtout aux copains) „ouais, journée tranquille aujourd‘hui, ah au fait, j‘ai serré la main à Schwarzi sur mon stand…“. Mais là, rien de tout cela. Niet. Je me suis contentée de me tenir aussi droite que possible à mon poste, l‘oeil brillant, la truffe humide (un petit rhume sympathique me rend également visite ces jours). Bas les masques Lili, tu es malade, me dis-je. J’ai été boire une petite verveine à ma seconde pause en croisant Christa Rigozzi fumant derrière Palexpo, cheveux blonds au vent.

Voilà donc deux jours que je n‘assiste pas au Salon, en cure d‘aspirine et de gargarisant à la sauge. Bon, ça aurait pu être pire, j‘aurais pu avoir la rougeole. Quoi que dans ce cas, j‘aurais pu pondre un article plus intéressant : „épidémie de rougeole au Salon de l‘Auto“, par exemple. Ca, ç‘aurait été ma veine.

Bien à vous, lecteurs, j‘espère vous faire lire bientôt des anecdotes exclusives du Salon, sans fièvre et sans tabou.

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