Plus que quatre jours

Mercredi 11 mars 2009

photo1.pngPlus que quatre jours. La marmite chauffe, on est en ébullition. On sue dans son uniforme en souriant : pas grave, on le portera au pressing ce soir. On fête la milième répétition de la phrase „Non, malheureusement, nous n‘avons ici qu‘un prospectus général avec toute la gamme des voitures, la documentation spécialisée est à commander à la maison“ par de petites choréographies derrière le stand. Un concours s‘organise entre les datatypistes (qui recopient les adresses des visiteurs intéressés et envoient la documentation à domicile) et les hôtesses des prospectus: c‘est à celle qui écrira la commande la plus loufoque (exemple Nom: Jack Sparrow, Modèle: Black Pearl ou encore Nom: Michael Jackson Modèle: Van famille nombreuse).

Côté bonus, grâce à mes bons repas savamment économisé jusqu‘à ce jour, j‘ai pu m‘offrir l‘entrecôte ce midi, dans un resto du même nom („L‘entrecôte“ évidemment, et non „Ce midi“, le nom du resto). Et, pendant une heure, la chair sur la fourchette, la tubercule dans les doigts, j‘ai pu fermer les yeux et oublier Palexpo et ses miliers de visiteurs.

Côté naze, les chaises nous ont été enlevées: notre dos n‘était pas assez droit pour les yeux délicats des chefs de marque. C‘est donc avec un enthousiasme prononcé que nous avons toutes accueilli cette bonne nouvelle: 10 heures dans les pattes, le rêve. C‘est à en arrêter les études pour bosser à plein temps ici, ça.

Côté bonus, on reçoit de temps en temps des pralines estampillées la marque. Des astuces de toux, de rangements accroupis ou encore de visage into the prospectus sont employées pour ingérer le chocolat hors-pause.

Côté naze, la clim dans tout le Salon: toute l‘équipe à chopé la toux.

Côté bonus, nous n‘avons que des prospectus en langues nationales. C‘est une occasion sympatique de remettre quelques anglophones choqués de ce manque intolérable à leur place…

Côté naze, c‘est long. Très long. Et quand c‘est fini, on a juste le temps de se changer, de s‘entasser dans un bus 5, de se démaquiller (opération longue et fasidieuse: mesdames, laquelle d‘entre vous ne passe pas le coton-tige sous les yeux pour enlever le crayon sans ressentir le fameux doute du „est-ce que je favorise la création de rides en frottant trop fort à cet endroit?“), de manger et de filer s‘affaler au lit pour une nuit trop courte. En sachant que tout le cirque recommence le lendemain. Le maquillage, le sourire, et bien sûr „les étoiles dans les yeux“. Une beauté artificielle collée sur nos visage lessivés.

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