La science des accents au cœur de l’affaire Plastic Bertrand
Un spécialiste de la linguistique répond aux questions que soulève l’analyse vocale du tube « Ca plane pour moi »
«Allez hop, un matin, une louloute est v’nue chez-moi…» Une seule note pendant toute la chanson «Ça plane pour moi». Plus quatre autres pour les «hou-ou-ou-ou» du refrain. Malgré cela, Plastic Bertrand et Lou Deprijck, son producteur artistique, se sont battus pour être reconnu comme chanteur du tube de 1977. Récemment, un rapport d’experts mandatés par la justice a attesté que le vrai chanteur parlerait avec l’accent picard ou ch’ti. L’analyse effectuée sur 24 bandes enregistrées de la fameuse chanson en 1977 et sur une version en 2006 par Lou Deprijck, atteste que le locuteur est le même, et ce en raison des «terminaisons de phrases (qui) sont identiques», selon ce dernier.
Alexei Prikhodkine, chargé de cours à la section de linguistique générale de l’Université de Lausanne et spécialiste de la francophonie nous éclaire sur cette expertise.
